Dimanche 16 septembre 2007

Apprendre à devenir dentellière,
N'est croyez moi, pas une mince affaire.
Voyez ces élèves petites et grandes, bien sages,
Toutes appliquées et penchées sur leurs ouvrages.
Non, ce n'est pas un rendez-vous de commères,
Cela bien qu'elles aient leur cafetière.
Hélas elles n'ont point de récréation,
Se donnant à leur travail et à fond.
C'est qu'il faut passer de longs instants,
Avec seulement un entracte de temps en temps.
Cela, histoire de pouvoir son dos reposer,
Tout en s'asssurant se n'être point trompé.
Agilité des mains et attention sont exigées,
Si l'on veut un travail qui soit parfait.
Et quel travail, un vrai casse-tête chinois,
D'où est exclu rhumatisme des doigts.
Cela n'est point une bagatelle,
Que de vouloir faire une belle dentelle.
Car qu'elle soit: de Bruges, du Puy ou de Valenciennes.
Le principe de travail est presque toujours le même.
Il faut y consacrer de bien longues heures,
Manoeuvrant avec dextérité, fuseaux et meneurs.
Ces derniers qu'il ne faut surtout pas égarer,
Au risque de devoir en arrière se reporter.
Que de choses à retenir pour respecter le dessin,
Que de petites épingles à planter dans le coussin.
Les points c'est vrai y font fusion,
Appelés chacun par leur nom.
Nom au cours des leçons bien souvent empoyé,
Palme, éventail ou encore araignée.
Et il en est de même pour les fonds,
Tantôt Vierge, Mariage ou Torchon.
Que dire des schémas figurants dans leurs cahiers,
Pour le néophyte, de vraies toiles d'araignées.
De la dentelle j'ai beaucoup parlé, mais avant d'en finir,
Mesdames, laissez moi vous dire, combien je vous admire.
Et venir aussi la jeunesse remercier,
Car grâce à elle, la relève est assurée.
Il serait impoli et ingrat, de mon texte terminer,
Sans mesdames les présidentes et monitrices féliciter.
D'avoir mis une si belle chose sur pied,
Et de leurs compétences et de leurs notions distribuées.
A présent je puis mes lignes achever,
Car en ce domaine, c'est bien vrai.
Nos petites femmes nous font la pige.
Et rien que d'en parler me donne le vertige.
Texte trouvé sur internet, écrit certainement par le mari d'une dentellière.
Sur ce, je retourne à mes fuseaux, car pendant que je vous écris, le travail n'avance pas.
Tata bisousssssssssssssssssssssssssssssssssss

Vous avez dit....